Même si la dignité est un concept très large, l'ACLC et de nombreuses autres organisations estiment que le concept de dignité humaine protège certains droits très spécifiques pour les élèves homosexuels dans les écoles, notamment le droit d'utiliser le nom et les pronoms de son choix dans la plupart des situations scolaires. L'utilisation de noms et de pronoms appropriés pour les élèves transgenres, de genre différent et non binaires est essentielle pour promouvoir la dignité humaine et l'égalité, et pour respecter les personnes pour ce qu'elles sont. Il peut y avoir des exceptions spécifiques à la capacité d'une école d'utiliser le nom et les pronoms que vous avez choisis, par exemple sur vos documents officiels et lorsque cela compromettrait votre vie privée (voir la section Vie privée pour plus d'informations).
Toutes les provinces et tous les territoires du Canada reconnaissent l'inclusion des 2SLGBTQIA+ dans les écoles, avec plus ou moins de détails.
Certaines provinces ont des directives spécifiques pour les écoles en ce qui concerne l'utilisation des noms et pronoms choisis. Ce tableau fournit de plus amples informations sur la situation dans certaines provinces.
Dans le cadre d'une série de lois anti-transgenres visant les soins de santé, le sport et l'éducation, Alberta a passé le Loi modifiant la loi sur l'éducation, 2024 restreindre l'utilisation des noms choisis et des pronoms dans les écoles. En date de 2025, Égale Canada et Skipping Stone ont lancé des contestations constitutionnelles contre la loi qui interdit les soins de santé pour les mineurs, ainsi que contre la politique d'éducation qui oblige les élèves à présenter leurs parents ou tuteurs lorsqu'ils demandent que le personnel de l'école utilise un nouveau nom ou un nouveau pronom préféré.
Le gouvernement de Saskatchewan a introduit des lois similaires concernant les noms et les pronoms par le biais de la Charte des droits des parents en 2023. Cette loi exige également l'autorisation des parents pour que les enseignants ou le personnel de l'école utilisent le nom ou les pronoms choisis par un élève transgenre ou d'un sexe différent, ce qui a pour effet d'exposer de force les élèves à leurs parents ou à leurs tuteurs. Le gouvernement a utilisé l'article 33 de la Charte d'adopter cette loi, tout en sachant qu'elle était probablement inconstitutionnelle. L'article 33 de la Charte Elle permet à un gouvernement de déclarer qu'une loi peut s'appliquer pendant une certaine période, même si cette loi peut violer certaines dispositions de la loi sur les droits de l'homme. Charte droits.
Egale Canada et UR Pride, une organisation à but non lucratif de Regina, ont contesté cette loi, mais comme la clause dérogatoire a été utilisée pour adopter la loi, un tribunal n'a malheureusement pas la capacité d'annuler la loi. Cependant, la La Cour d'appel de la Saskatchewan a statué que même s'il ne peut pas annuler la loi, les tribunaux peuvent toujours juger si la loi est inconstitutionnelle ou non et faire une déclaration en ce sens.
Ces lois placent des décisions profondément personnelles entre les mains du gouvernement et des écoles. Elles obligent les jeunes gens de sexe différent à choisir entre l'annonce de leur homosexualité à leurs parents ou tuteurs ou l'attribution d'un mauvais nom ou d'un nom d'emprunt à l'école. Cela porte gravement atteinte à la dignité et à l'autonomie des élèves. Les deux affaires sont toujours en cours et n'ont pas encore fait l'objet d'une décision finale. Néanmoins, l'ACLC estime que ces lois sont inconstitutionnelles et violent les droits des élèves.